Lundi 20 octobre 2008
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12:17
La dernière étape nous amène tout d'abord à Vitré, où toutes les 2cv du raid sont rassemblées au garage citroën avant de repartir ensemble et en convoi vers Noyal, le lieu de l'arrivée où toutes
les familles et amies nous
attendent.
Vive la 2cv !!!
Par tofff
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Lundi 20 octobre 2008
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10:04
Grosse grosse grosse étape aujourd'hui. L'organisation nous a prévenu le passage de Milan est assez terrible. Elle nous conseille de contourner cette ville en faisant un détour plus tranquille mais
qui nous rallonge pas mal. Nous n'en ferons rien, nous prenons la direction de Milan. Pour éviter d'arriver aux abords de Milan dans les heures de pointes nous acc

élérons le rythme et nous doublons beaucoup de
2

cv du raid. Finalement nous dépasserons Milan sans
problème. Nous nous arrêtons dans une station service juste après, le temps de prendre un café pour tout le monde sauf Robert qui prend un chocolat et d'acheter du jambon de Parme pour d'autres.
Après le plein nous reprenons la route direction Turin. Nous n'irons pas jusque là, nous tournerons à droite avant pour entrer dans la vallée d'Aoste. La circulation est déjà moins dense et le
paysage change brusquement. Nous sommes désormais entourés de montagnes. Nous retrouvons l'enchainement de tunnel qui mène au Mont Blanc, mais en monté cette fois. Nous accompagnons les camions,
qui n'hésitent pas à nous coller au train quand ils le peuvent. Enfin, c'est le tunnel du Mont Blanc et ses normes de sécurité renforcée. Nous le passons chacun notre tour et nous retrouvons de
l'autre côté. Il n'est pas encore midi et nous mangons sur une aire d'autoroute après une dizaines de kilomètres en France. Nous avons bien roulé mais il nous reste encore 300 kms à parcourir
jusqu'à Magny-Cours. Ces derniers kilomètres se dérouleront sans accrocs et nous arrivons dans les premiers près du circuit où Bernard est attendu par Nathalie (sa fille), Thierry et leurs enfants.
Après les retrouvailles nous prenons contact avec la ferme qui nous accueille. Il s'agit d'un haut lieu d'élevage et de conservation de la race charolaise. Nous gouterons d'ailleurs aux produits du
terroir. Délicieux !! L'ambiance est au beau fixe et les chansons populaires animent la soirée.
Par tofff
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Dimanche 28 septembre 2008
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17:10
Nous avons eu chaud, très chaud ! 4 bonhommes dans une toute petite cabine ça vous créé une ambiance tropicale, c'est certain.! Hélas ce n'est que le lendemain matin que nous avons découvert le
système de climatisation. Personne ne reste plus longtemps dans la cabine, direction le pont et un grand bol d'air. Chacun vaque à ses occupations. Certains font des a

mplettes dans LE magasin du bord qui propose quelques
souvenirs aux touristes que nous sommes. D'autres font une partie de tarots à l'avant du bateau, d'autres flanent et admirent la mer bleue. E

n attendant le bateau file inexorablement vers l'Italie à une vitesse impressionnante. Je me place à
l'avant du bateau et je suis d'ailleurs surpris de la puissance qui s'en dégage. J'écarte les bras et... je vole....non, non et non, nous ne sommes pas sur le titanic et la musique n'est pas
celle de Céline Dion. Ouf ! Cela fait bientôt 17h que nous navigons et Ancône se profile à l'horizon. Le débarquement est imminent. Nous sortons presque dans les premiers. C'est un peu la
bousculade pour sortir du port. Nous commençons à nous regrouper, sauf Bernard et Robert qui sont encore coincés dans le port. Nous décidons de nous arrêter sur une aire d'autoroute pour attendre
tout le monde. Une fois réunis et avec un petit café dans le ventre, nous partons pour 5h d'autoroute, d'ennuyeuse autoroute italienne. Pas grand chose à signaler. Puis nous arrivons à côté de
Parme où nous devons dormir, Michel et Jean-Yves sont devant. Nous sortons de l'autoroute, mais plus de Michel et Jean-Yves. Ils ont disparu. Nous pensons alors qu'ils ont pris de l'avance et
qu'ils sont déjà arrivés au camping. Mais une fois arrivé, les deux lascars ne sont pas là. C'est 1/2 heure plus tard que nous les voyons arrivés. On ne le croit pas, ils se sont trompés d'une
trentaine de kilomètres. Croyant bien faire, ils ont suivi un camion d'assistance qui s'est lui-même paumé embarquant avec lui tous les véhicules qui lui avait fait confiance. C'est ce qui arrive
quand on ne regarde pas son roadbook et je sais de quoi je parle. En attendant c'est la chasse au jambon de Parme mais il est vraiment trop cher alors nous verrons plus loin.
Par tofff
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Dimanche 28 septembre 2008
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16:04

Une courte étape nous attend aujourd'hui, dans l'arrière pays du port d'Igoumenitsa.
L'organissation n'a pas voulu prendre de risque, car ce soir nous devons prendre le bateau et tout le monde doit être à l'heure pour l'embarquement.
Le soleil est là et nous invite à la ballade. Olivier et Elodie ne ferons pas toute l'étape avec nous, préférant profiter de cette journée pour flaner ailleurs. Pas de surprise par rapport aux
autres étapes de ce pays : ça monte et ça descend. Les muscles fessiers sont désormais entrainés et nous ne craignions plus la crampe. Pas

de grosse difficulté si ce n'est une grosse montée empierrée qui se franchit avec une grosse
accélération en bas, du savoir faire en haut...et l'aide des copains au milieu. Il commence à faire faim et nous nous arrêtons près d'une rivière. L'endroit est sympathique, nous en profitons pour
faire sécher nos tentes, tandis que les hommes au contraire en profite pour se mouiller. La vaisselle est faî

te les pieds dans l'eau. Nous repartons sur des petits chemins où seul un véhicule peut passer. Nous roulons en permanence avec le vide à nos côté. Les descentes se font toujours
en première et l'économie est de rigueur sur les freins. Nous nous faisons d'ailleurs une petite frayeur dans un virage mal négocié qui nous oblige à faire un tout petit tout droit sans
conséquence. Pour nous remettre de nos émotions nous nous arrêtons dans un café au bord de la route où le patron nous accueille avec une très grande gentillesse. La vue est belle, le temps est
magnifique, la fin de l'étape est proche et le raid se termine alors nous nous posons et nous profitons du moment. Arrivé à Igoumenitsa, nous savons que le meilleur du raid est derrière nous. Il
nous reste l'Italie et la France à remonter et surtout beaucoup, beaucoup de kilomètres à effectuer sur autoroute. En attendant toutes les voitures se réunissent sur le port pour attendre le bateau
qui arrivera finalement à 21h30. Le débarquement des véhicules se fait à la vitesse express, puis le go est donné pour embarquer et c'est à un rythme tout aussi impressionant que toutes les 2cv se
garent dans les cales du géant. En moins de deux nous sommes tous embarqués et le bateau pousse déjà les machines pour repartir vers Ancônes. Nous prenons possession de nos cabines et faisons
connaissances d'un autre équipage de 2cv avec qui nous la partageons. Puis nous remontons à l'étage N°9 où nous prenons le repas. L'ambiance est adouci par l'omniprésence de la moquette. Une légère
vibration remonte le long des jambes, nous laisse envisager la puissance du moteur. Puis c'est le moment de découvrir le pont by night. D'autre plus fêtard prennent la direction de la discothèque.
Nous finirons tous par nous coucher dans nos minuscules cabines. Bonne nuit !
Par tofff
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Dimanche 13 juillet 2008
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19:23

Nous ne prendrons pas la piste. Hier au
briefing, l'organisation a prévenu l'ensemble des équipages : il y a de forte probabilité qu'aujourd'hui la piste soit difficile en raison des conditions météo. De plus nous sommes sur un site
exceptionnel qui mérite qu'on s'y attarde. Nous sortons donc du camping sans suivre le roadbook pour nous diriger vers les Météores. Nous nous arrêtons le temps pour Elodie de nous en dire un peu
plus sur la formation de ce paysage étonnant (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8res_des_M%C3%A9t%C3%A9ores). Nous poursuivons plus haut pour arriver à un
monastère. Arrivé sur un parking, nous finissons à pied l'ascension, un pont puis un escalier creusé dans la roche et nous pénétrons dans le lieu. Quelle mouche a piqué ces hommes pour construire
ainsi des monastères à la cime de ces masses rocheuses ? Les murs de ces édifices prolongent parfaitement la paroie. La vue est imprenable ! Nous sommes dans un lieu saint et le silence est de
rigueur. Un petit musée expose l

es tenues
d'apparats, des calices, des sceptres. Tout est d'une très grande richesse et finement décoré. Plus haut, nous découvrons une chapelle entièrement recouverte de peinture religieuse. La pénombre et
une forte odeur d'encens invite au recueillement. Pour assurer le ravitaillement une nacelle remonte tranquillement le long de la paroie. Un tonneau d'une contenance de 13000 litres rempli l'espace
d'une pièce entière. Celui-ci contenait l'eau nécessaire à la vie de la communauté.

Personne ne regrette de ne pas avoir pris la piste ce matin. Il aurait vraiment été dommage de ne pas visiter ce lieu. Nous redescendons par les
escaliers et retournons sur le parking où nous rencontrons un car d'allemand en visite. La discussion bat son plein autour de la 2cv, car un allemand en a eu une. Michel en profite pour montrer le
circuit que nous réalisons qui est collé derrière la 2cv d'Olivier. Nous remontons dans nos 2cv et reprenons le chemin emprunté à l'aller, mais en descente cette fois. Nous nous arrêtons à
Kalambaka, pour faire des amplettes et acheter des cadeaux pour ceux qui nous attendent en France. La suite du parcours est normalement beaucoup plus ennuyeuse car il s'agit de rejoindre la côte en
empruntant l'autoroute. Nous attendrons malgré tout longtemps avant d'entrer dessus car au préalable c'est une succession de virage à fleur de montagne qui nous attend. Pas de piste mais l'étape
est malgré tout éprouvante. Et c'est bien heureux que nous prenons possession de notre lieu de campement avec une vue imprenable sur la mer. Certain plantrons même leur tente tout au bord. Le soir
nous serons les témoins privilégiés d'un magnifique couché de soleil.
Par tofff
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Jeudi 19 juin 2008
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23:25

Nous reprenons l'autoroute que nous avons emprunté hier mais cette fois direction la
Thessalonique. Les 100 premiers kilomètres se font sur autoroute. Nous en profitons pour tester les capacités de notre nouveau moteur et apprécions le changement. Nous sortons de
l'autoroute et nous arrêtons dans un bar où nous goutons le café local. Nous n'avons pas ménagé nos 2cv en ce début de matiné, nous admettons tous volontier que nous avons roulé "comme des
salauds" : 100 parfois 110 km/h !! Mais bon on est tous content de l'avoir fait. Et puis l'autoroute c'est pas le plus passionnant non plus, alors moins on en fait longtemps mieux on se porte. En
tout cas pour le moment c'est la pause café avant d'attaquer la piste. Et quelle piste !!!. Plat !! j'ai dit plat dans le compte rendu d'hier et bien non, je vous assure la Grêce est tout sauf
plat. Nous montons, nous descendons, nous virons sur des chemins escarpés nous offrant un paysage absolu. Les rochers qui sortent de terre sont blanchis par le soleil mais l'herbe et les
arbres sont bels et biens verts. De temps en temps des champs de coquelicots (que nous ne voyons plus chez nous) ajoutent au contraste de ce paysage sans concession. La Grêce se mérite surtout
quand vous n'avez plus de frein. Ce qui est notre cas depuis quelques kilomètres.C'est au frein à main et en première que nous descendons le flan des montagnes. Chaque vira

ge nous rappel que nous n'avons pas le droit à l'erreur ici...mais quelle vue !
On est aux anges tout en serrant les fesses. De temps en temps un troupeau de chèvre traverse devant nous, ce qui rend cette étape encore plus pittoresque. L'étape est vraiment magnifique. Nous
nous arrêtons au bord de la piste pour pique-niquer. Tous les jours nous avons le droit à une ration de combat et à la boîte de conserve. Le jeux consiste à savoir par avance quel sera le menu du
jour. Nous attendons le petit salé aux lentilles depuis quelques jours déjà mais ça ne sera pas pour cette fois la non plus. Pour la vaisselle chacun s'organise, chez les Forêt c'est la
foire d'ampoigne pour savoir qui doit la faire. Michel faisant valoir son droit d'ainé et Jean-Yves arguant qu'il la fait tous les jours depuis le

début du raid. Tout ceci se déroule dans la bonne humeur car c'est deux là aiment à

se chamailler amicalement pour notre plus grand plaisir. Bernard quand à lui à une technique de
rangement très particulière (voir la photo). Nous repartons sur les routes sinueuses, mais attention nous devons être vigilant à l'essence car la plupart des stations services sont fermés
aujourd'hui et depuis quelques jours à cause d'une grève qui bloque leur ravitaillement. Nous en trouverons mais non sans mal, juste avant la panne sèche pour certains. Puis soudain toutes les 2cv
s'arrêtent...un franchissement difficile ? un accident ? non, un panorama !! Nous sommes arrivés au Météores et un piton rocheux surmonter d'un monastère se dresse devant nous. La photo est
obligatoire. Ce soir nous dormirons au pieds de ces drôles de structures géologique et ce n'est pas pour nous déplaire.
Par tofff
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Jeudi 19 juin 2008
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/2008
23:01

Nous allons quitter la Bulgarie aujourd'hui. A cause de nos problèmes moteurs nous n'avons
pas pu profiter de ce pays comme nous l'aurions souhaité. Nous l'avons gouté tout au plus, juste assez pour être surpris par le nombre de maisons laissées à l'abandon.
Cette étape est une étape de transition. Il n'y a pas de piste aujourd'hui, seulement des grandes montées et des grandes descentes de plusieurs kilomètres sur de l'asphalte tout à fait correct. Au
sommet d'un col, nous nous arrêtons prêt d'un géant de fer, un illustre inconnu auquel Bernard se mesure. Des 2cv en profite pour nous doubler. Nous les saluons mais seuls les chauffeurs répondent,
car la plupart des co-pilote en profite pour dormir. Nous attaquons la dernière semaine de ce raid et les organismes réclame du repos. La 2cv offre un confort

spartiate mais apparemment suffisant pour piquer un rompillon.
Après le passage de la frontière nous retrouvons une autoroute, cela faisait longtemps depuis l'Italie ! L'industrie des panneaux de signalisation grec doit être fleurissante car chaque panneau est
doublé, un en lettres grecs et un autre en lettres latines. Heureusement pour nous !
On nous avait dit que le pays était valonné, mais pour le moment nous ne nous en rendons pas du tout compte. Depuis notre passage de la frontière, la route est plate. Biensûr nous voyons au loin la
chaine de montagne des Rodopes que nous venons de traverser en Bulgarie, mais ici, c'est plat. Et cela le sera jusqu'à la mer à Kariani lieu de notre campement ce soir.
Nous sommes dans un camping au bord de mer et certains comme Olivier et Elodie en profiterons pour y faire un petit plongeons, pendant que les autres montent leur tente ! Car je vous rappel
qu'Olivier a prévu l'hotel dans son acadiane, en effet depuis le début du raid ces deux là dorment dans leur voiture, ce qui évite de monter, démonter la tente.
Le temps est très agréable, il fait vraiment bon et le soir s'annonce sympa car une odeur de grillade nous remonte aux narines. Nous nous sommes installés tout près de l'endroit du camping où nous
allons mangerr et nous sommes au première loge pour les préparatifs. En attendant c'est l'apéro !
Par tofff
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Jeudi 19 juin 2008
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21:28
La nuit fût fraîche mais nous avons réussi à récupérer. La voiture en revanche est en convalescence suite à l'opération de la veille et ne veut pas démarrer ce matin. Ce n'est pas grâve
l'étape commence par une descente de 14kms, largement suffisant pour démarrer la plus récalcitrante des 2cv. Elle démarre... mais nous savons que nous ne sommes pas sûr de terminer
l'étape. Par précaution nous ne ferons pas la piste aujourd'hui et prendrons la route la plus directe vers Borovec.
Après la descente de 14 kms, nous nous retapons une montée de 15kms. Le moteur donne toute la puissance de ces 1,5cv pour franchir l'obstacle. Increvable je vous dis ces bagnioles...Nous allons
direction Sofia où nous avons rendez-vous dans une concession citroën pour déposer des fauteuils roulants qu'Alain avait récupéré avant le départ.
Les fauteuils étant stockés dans un camion de l'assistance, nous l'attendons sur le parking de la concession. Nous sommes dimanche mais un chef d'atelier est là. Il nous accueille chaleureusement
malgré qu'il n'était pas au courant de notre venue. Il nous accorde même l'autorisation de pique niquer en ce lieu et d'utiliser les toilettes, c'est pas beau ça ! Nous laisserons au final les
fauteuils dans l'atelier, pour permettre à une association locale de les récupérer plus tard. Nous en profiterons pour visiter la concession et découvrir la nouvelle c6.
Nous repartons vers Sofia, les n°10,46 et 50 iront dans le centre ville faire une ch'tite visite tandis que nous filerons vers Borovec contraint par nos problèmes moteur. La circulation est dense
sur le périphérique de Sofia, nous mettrons un peu de temps pour franchir le goulot d'étranglement. Nous croiserons un bidonville où chaque petite maison en tôle est surmontée d'une parabole. On ne
le dit paut-être pas souvent, mais l'Europe aussi à ses bidonvilles. Le périphérique passé nous tournons à droite direction Samokov. Nous faisons quelques kilomètres et nous faisons arrêter par la
maréchaussée bien réelle cette fois. C'est l'occasion de confirmer notre direction, car les routes sont très mal indiquées. On explique ce que nous faisons et ils ont l'air au courant. Nous
expliquons également notre problème de moteur. Nous repartons avec l'impression qu'ils avaient plus envie de voir la voiture que de contrôler les papiers, en règle au demeurant ! Les routes est
belle mais les montées sont terribles, 12 ou 13 kms à chaque fois, entamant un peu plus la durée de vie de notre titine. Nous les franchissons à 2 à l'heure ce qui laisse le temps d'admirer le
paysage et notamment ce lac que nous longerons sur plusieurs kilomètres. Nous arrivons à Borovec sans encombre, mais la dernière montée vers l'hotel aura raison de la 2cv. A 300 m de l'arrivée,
elle ne veut plus rien savoir. Nous attendrons la venue d'un 4x4 pour nous remorquer. Ce soir le moteur sera changé ! Borovec est une station de ski mais nous en profiterons pas. Tout le monde est
à pieds d'oeuvre autour de la n°15, Bernard, Michel, Olivier et Georges assistés par Rémi de la formidable équipe de bénévoles de l'assistance mécanique. Ce soir le mot solidarité a pris tout son
sens, un grand merci à toutes ces personnes. Nous resterons tard autour de la deuche et mangerons avec l'équipe mécano.
Par tofff
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Mardi 3 juin 2008
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23:25

Ce matin nous devons partir de bonne heure, car Olivier et Elodie doivent distribuer du
matériel scolaire dans un village près de Vanatori. Nous arrivons au village où plein d'enfants nous attendent. Ils nous accueillent chaleureusement en nous offrant

des fleurs que nous mettons sur nos voitures. Les habitants ont préparé du café, du jus
d'orange. Je suis surpris par la discipline des enfants. Une jeune roumaine plus dégourdie que les autres , annonce clairement qu'elle souhaite devenir mannequin et se fait
volontier prendre en photo. Elle réussira c'est certain. Nous profitons vraiment de ce moment pour aller au contact de la population, je visite même l'intérieur d'une maison. Des
grands-mêre rejoignent l'atroupement et nous proposent des gateaux de leur confection.Nous resterons plus d'une heure avec eux. Nous repartons direction la frontière bulgare ou nous
devons passer un bac. Juste avant la frontière nous nous arrêtons à une station service. C'est là que nous constatons une fuite importante d'huile. Nous ne pouvons pas
réparer sur place, il faudra donc surveiller régulièrement le niveau jusqu'à la fin de l'étape. Nous arrivons au bac.

Le délais d'attente est important, nous en profitons donc pour pique-niquer près
de l'embarquement. La traversée ce fait en 20mn. Le passage à la frontière Bulgare est une formalité (comme les autres frontières d'ailleurs), il faut malgré tout s'acquitter d'une vignette
autorisant à rouler sur les routes de ce pays. Attention au taux d'alcool, car ici c'est tolérance zéro et la

police veille, même si parfois ce sont des postiches en carton pâte qui immitent la silhouette de leur véhicule. D'abord plat, le pays prend forme après une centaine de
kilomètres. Une chaîne de montagne se dessine devant nous, présageant une arrivée difficile pour notre 2cv qui roule désormais sur 1 cheval et demi. Nos doutes se confirment quand le roadbook nous
indique une montée difficile de 14 kms. Notre moteur souffrant de plus en plus, c'est en première que nous la grimperons, autant dire une éternité. Arrivé en haut à 1700m direction le stand de
mécanique. Georges restera jusqu'à tard dans la soirée avec les mécanos pour changer les joins de tige cache culbuteur. Pour tout arranger le temps se dégrade rapidement et c'est désormais une
pluie de grésille qui s'abat sur le campement. L'ambiance est sérieusement refroidit par cette douche inatendue qui durera une bonne partie de la soirée. La nuit s'annonce difficile alors nous
chantons pour oublier, dans la salle du réfectoire qui nous accueille.
Par tofff
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Mardi 3 juin 2008
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21:06
Réveille à la fraiche, il fait 2° et il est 5h45. Après une toilette sommaire, bivouac oblige, et une petite vérification du niveau d'huile et des bougies, c'est le départ...dans la confusion, les
organisateur ayant déci

dé de changer le lieu de distribution du roadbook à la dernière
minute alors que des voitures s'étaient déjà aligné sur le côté de la route dans l'attente du précieux document. Résultat un gros tohu bohu de 2cv. Roadbook en main nous filons. Les
gens ne sont pas bien réveillés ce matin et nous non plus, dès les premiers kilomètres nous nous apercevons que nous ne sommes pas sur la bonne route. Nous faisons demi-tour et croisons
énormément de 2cv faisant la même erreur. Certains font demi-tour comme nous mais aussitôt refont demi-tour...la bagaille du matin continue donc. Nous sommes effectivement
s

ur la bonne, mais estimons qu'un grand nombre d'équipage s'est trompé. Cela ne sera
finalement pas très grave car nous les retrouverons sur un carrefour arrivant par la droite. Ils ont emprunté un autre chemin, vive le GPS !
Cette étape nous fait passé sur de nombreuses pistes, mais moins cassantes que le jour précédent. Malgré tout nous devrons poser pied pour alléger les voitures sur un passage très boueux avec de
grosses ornières. Le roadbook n'est vraiment pas évident ce matin, juste après ce passage nous hésitons à prendre à gauche et pourtant c'est bien par là, il faut dire que pour nous repérer nous
devons utiliser les compteurs de nos 2cv pour mesurer les distances qui séparent chaque point du roadbook, or seuls les kms s'affichent. Nous croisons une ligne de chemin de fer sur laquelle un
train est annoncé. Nous attendons...longtemps avant de le voir arrivé, car c'est au train de sénateur que celui-ci passe devant nous. Le conducteur fait retentir sa sirène pour nous remercier
d'avoir attendu et nous répondons par nos klaxons "survitaminé". Entre temps une petite file de voiture s'est amoncelée. Plus loin un autre bouchon se forme, car une montée très raide sur de
la pierre nécessite le renfort de quelques pousseurs. Seul Robert passera sans cette aide grâce à son talent et à la perfmotormance du moteur de Bernard. Le soir nous arrivons à Drobeta, dans un
hotel qui donne sur le Danube...la Bulgarie n'est pas loin ! Ce soir pas d'anniversaire à fêter mais une montée en division supérieure pour l'équipe de football dont s'occupe Jean-Yves.
Par tofff
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